Comprendre le dragueur de rue avec Alain Soral

Vous avez sans doute déjà entendu parlé du très polémique auteur Alain Soral.
Rassurez-vous, je ne vais ici aucunement parler de politique. Simplement, il est à ma connaissance le seul auteur francophone à s’être intéressé de manière sérieuse à notre sujet de prédilection. Il revendique d’ailleurs un passé très prolifique de chasseur des trottoirs parisiens.
Son œuvre maitresse, « Sociologie du dragueur » est une étude sur l’amour et les femmes à travers les yeux du dragueur.Dans cet essai, l’auteur utilise son vécu pour faire un portrait robot du dragueur de rue.

Nous allons dans cet article nous appuyer sur son travail pour essayer de comprendre les motivations profondes du dragueur de rue. Pourquoi, quand, où et comment drague t’il ?

Alain soral dragueur

Pourquoi un jeune homme se retrouve à draguer dans la rue ?

La réponse est simple. Le désir ! Un désir primaire. Tout appelle le jeune homme à aller vers les femmes. Nous n’avons pas ici affaire à un passe temps à la mode. Ce n’est pas du skateboard ou le dernier jeu Nintendo. Non, c’est une pulsion profonde qui vient du bas ventre et que partagent tous les hommes. Une pulsion à laquelle, il est impossible d‘échapper puisque chaque jolie fille qu’il croise, chaque film, chaque kiosque à journaux sont autant de coups de fouets donnés à la bête qui sommeille en lui.

La rue, elle s’impose comme une évidence au jeune dragueur. C’est le plus grand réservoir de femmes à disposition et la marche à pied est le meilleur moyen d’en croiser un maximum. De plus, la rue est un espace libre et gratuit. Il n’y a pas de carré VIP, on y est tous égaux. Un clochard pourrait y aborder la princesse de Monaco.

 

Lorsque la drague de rue devient une drogue

Rapidement, le besoin de sortir, aborder, rencontrer et surtout baiser de nouvelles filles peut devenir insatiable. Chaque jolie fille non abordée laisse dans la bouche un arrière goût de défaite.
Rester chez soi un jour ensoleillé devient alors un supplice. On pense sans cesse aux filles que l’on a raté, qu’on a pas pu faire, qui nous ont échappées…

Alain Soral écrit :

« Esclave de son sexe, il vit sur le trottoir dans l’envie et la frustration »

Ou encore :

« Le dragueur souffre des femmes qu’il n’a pas, de celles qu’il n’a pas eues et de celles qui se donnent aux autres. Tout geste érotique adressé à un autre que lui l’agresse comme une obscénité »

Si cet état d’esprit peut paraître à juste titre malsain, il faut comprendre que c’est aussi ce désir constant et cette frustration qui donne au dragueur sa force.

 

D’ou vient cette frustration?

L’explication que donne Alain Soral à ce malaise est la figure de la mère absente ou mauvaise mère. Comme si le jeune homme cherchait chez toutes ces femmes à capturer cet amour qui enfant lui a tant manqué.

« Déficit d’être du dragueur qui le contraint à une suractivité compensatrice dans la peur de la solitude, de l’immobilité et de tout ce qui le ramène à son manque d’être originel »

C’est évidemment une réponse très personnelle de l’auteur tirée directement de sa propre enfance. Il y a selon moi aussi d’autres explications plus générationnelles ou sociétales.

Il est par exemple assez évident, qu’une société de consommation comme la notre produit inévitablement des êtres insatisfaits, soumis depuis le plus jeune âge à des sources de divertissements aussi multiples que frustrantes.

Cette frustration savamment entretenue est même le moteur de notre société puisqu’elle provoque en général l’acte d’achat.

Le sexe joue un rôle primordial dans ce dispositif. Depuis la tendre enfance, nous sommes tous abreuvés d’images érotiques de toute sortes. A la télé, sur les affiches, dans les magazines… Il est évident qu’une telle quantité d’informations influe sur notre vision du monde, nos désirs et nos fantasmes.

 

Peur et fascination des femmes

« Les premiers sentiments que le débutant mâle éprouve pour celle qu’il désire sont un respect mêlé de peur. Respect de la mère qu’il vénère, peur des femmes qu’il ne connaît pas mais à qui il attribue, faute de pratique, l’angélisme d’une mère. »

Cette ambiguïté permet d’expliquer certaines idées limitantes mais aussi de comprendre ce paradoxe entre l’amour et le désir qui malheureusement vont rarement ensembles.
Le jeune dragueur garde en lui une fascination presque mystique pour la jeune fille qui est pour lui un symbole de pureté, de plus il croit que cette dernière pourrait lui apporter cet amour dont il a tant besoin.

Cette image qu’il garde au fond de lui est autant une bénédiction qu’une malédiction. Bénédiction car c’est une idée refuge qui le rassure mais aussi malédiction puisque la déception devant la réalité n’en sera que plus grande.

Dans une interview pour le site Darkplanneur, Alain Soral résume bien cette idée par cette réplique :

« Si tu n’avais pas mis les femmes aussi haut au départ, tu ne les aurais pas mis aussi bas ensuite »

Le dragueur possède aussi une fascination pour les pétasses. Ces filles hautaines et méprisantes qui deviennent même une norme dans certaines boites selects de Paris. Pour expliquer cette fascination, Soral évoque une fois de plus l’image récurrente de la mauvaise mère réincarnée que le dragueur cherche à conquérir. Mais aussi le choix de la difficulté et le refus de l’ennui des relations ordinaires. Lorsque au bout d’humiliations en tout genre, il finit par en baiser une, le plaisir que cela lui procure aggrave son cas et le force à recommencer.

 

Un désir de revanche sur le monde

Mon expérience du terrain m’a amené à rencontrer de très nombreux dragueurs de rue. Et certaines similitudes dans les profils m’ont toujours sauté aux yeux. Ils pensent tous mérités plus que ce qu’ils ont.
Ce sont presque toujours des individualités plus intelligentes et ambitieuses que la moyenne mais que la vie a écrasé ou humilié d’une manière ou d’une autre.

On retrouve donc beaucoup de personnes d’origines immigrées, socialement déclassées ou qui ont connus des troubles familiaux.

Il y a donc chez toutes ces personnes un désir profond de revanche. Une volonté de baiser le monde entier. En baisant une petite bourgeoise, le jeune dragueur d’origine prolétaire peut avoir l’impression de baiser à travers elle, tous les riches et même le système entier.

« Pour le dragueur, baiser l’inconnue qui passe et qui commence toujours par se refuser, c’est aussi baiser le milieu d’où elle vient et, conquête après conquête, baiser le monde entier.»

Vous l’avez maintenant compris, Sociologie du dragueur d’Alain Soral est une mine d’or d’analyses tranchantes sur la nature profonde du dragueur de rue. Dans ce livre, l’auteur aborde une multitude de sujets passionnants. Pour les besoins de cet article, j’ai du faire une sélection très restreinte que j’ai complété de mon expérience. Donc si vous souhaitez aller plus loin, je vous conseil vivement de lire le livre.

 Lire aussi l’article Techniques de drague de alain soral

 

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